item2
ongletVert150b1 OngletMethanisation ongletVert150a1 OngletContexteGeopolitique OngletSuiviscientifique OngletForum
BarreTurquoise761

Historique

Installation des poulaillers
En 1995, l’autorisation d’exploiter un poulailler industriel de 1500m2 est attribuée a` JS Lhospitalier. Le plan d’épandage associé représente 53 ha.

En 1997, l’autorisation d’exploiter un second poulailler industriel de 1500m2 est attribuée a`JS Lhospitalier. Le plan d’épandage associé représente 98 ha et ne pose aucune difficulté technique ou réglementaire. Néanmoins les odeurs liées aux épandages sont moins négligeables.

Compostage
Depuis 1999, un compostage permettant de supprimer les odeurs et de diminuer le volume à épandre est mis en oeuvre. Pendant le processus de compostage, qui dure plusieurs mois, nous observons que le substrat en cours de transformation libère une quantité importante de chaleur. Cette chaleur n’est pas valorisée. Cela nous conduit naturellement a` réfléchir sur la récupération de l’énergie libérée, pour un coût raisonnable. Nous ne trouverons pas de solution.

Par ailleurs, le principe du compostage est complexe. En effet, bien que la diminution du volume de fumier à épandre permette de compenser le surcoût de traitement lié au compostage, l’introduction de matières complémentaires nécessaires pour humidifier les fumiers de volailles s’avère techniquement difficile.

Etude de faisabilité en méthanisation
En 2004, la réflexion s’intensifie lors de l’installation de 2 lapinières (l’unité de maternité a particulièrement besoin de chaleur) et s’oriente vers la méthanisation. Les premières unités industrielles, en particulier en Allemagne, présentent des performances intéressantes, et qui seraient potentiellement adaptables à notre besoin.

Nous réalisons alors une analyse des capacités de création de gaz à partir des seuls fumiers de l’exploitation, dont les objectifs sont :

  • assurer l’autonomie en énergie électrique de l’exploitation, soit environ 100kWh électriques
  • diminuer la consommation de gaz propane utilisé pour le chauffage des poulaillers.

Au final, le projet est impossible à mettre en oeuvre, principalement pour 2 raisons :

  • le coût d’achat des énergies (gaz et électricité) est bien inférieur au coût de production de celle qui serait produite par l’installation
  • le tarif de revente à EDF n’est pas suffisamment élevé.

La veille technologique et réglementaire est poursuivie, mais le projet n’est pas concrétisé, aucune rentabilité n’étant envisageable à long terme, malgré de fortes subventions possibles. Des projets de ce type ont néanmoins été réalisés en France. Les conclusions présentées récemment par l’ADEME lors du colloque des « 2° rencontres nationales du développement local », organisées par le Conseil Général du Puy de Dôme en Octobre 2007, sont conformes à nos prévisions : ces projets « vivotent ».

Lancement du projet « Méthanisation
Le contexte évolue rapidement. En 2007, le prix de l’énergie augmente de façon significative. Le gouvernement francais s’engage à produire de l’énergie verte et propose des primes complémentaires pour ces énergies.

Réactivant alors notre projet de méthanisation à la ferme, nous constatons que les seuls fumiers de l’exploitation ne permettent toujours pas de couvrir l’investissement nécessaire. Par conséquent, le projet passe à une taille supérieure. Nous proposons à d’autres éleveurs de traiter leurs effluents d’élevage. Un volume de fumier potentiel est alors défini, auquel s’ajouteront :

  • un volume de produits issu des industries agro-alimentaires de la région (amenant d’autres éléments favorisant la réaction méthanogène)
  • un complément de cultures spécialisées pour assurer la régularité du fonctionnement.

Cette recette donne un équilibre possible entre la stabilité des approvisionnements et la taille de l’unité, qui s’établit dans notre cas entre 0,5 et 2MWh électriques.

Tout au long de l’année 2007, nous avons travaillé avec de nombreux acteurs de la filière de la méthanisation, en France et à l’étranger, avec les administrations, bureaux d’études, organisation environnementale et cabinet ministériels. L’objectif est de valoriser l’idée d’une unité de méthanisation installée à la ferme, d’une taille raisonnable, capable de participer aux traitements :

  • des effluents d’élevage,
  • de déchets en provenance des espaces verts des villes,
  • des déchets des industries agro alimentaires locales.

Cette installation de méthanisation, au plus près des producteurs de déchets, permet de limiter le transport des déchets, et conduit donc à une économie de carburant profitable à l’environnement.

La méthanisation présente plusieurs intérêts pour les agriculteurs et/ou éleveurs :

  • le mélangeage des différents fumiers (poulet, lapin, bovins…) avec les autres produits organiques transforme un fumier souvent riche mais déséquilibré, en un engrais organique homogénéisé
  • le volume de digestat à épandre est beaucoup plus faible que les fumiers et quasiment inodore
  • les graines de mauvaises herbes contenues dans le fumier ont été détruites lors de la méthanisation

La valorisation de l’énergie thermique est indispensable pour assurer la rentabilité du projet. Cette valoration sera réalisée de 2 façons :

  • chauffage des bâtiments d’élevage de l’exploitation du Petit Rollet (qui est en partie à l’origine du projet),
  • déshydratation de pulpe de betterave, luzerne, en provenance d’exploitations voisines, et éventuellement de digestat. La pulpe de betterave et la luzerne déshydratée entrent dans la composition d’aliments pour le bétail dont plusieurs unités sont installées dans la région. Le digestat une fois déshydraté peut être commercialisé en jardinerie.

 

Conclusion
L’unité du Petit Rollet produira 1MWh électrique soit 8000 MWh/an, et autant en thermique. Elle sera représentative d’unités futures en terme de technologie et de gestion de projet. Elle fournira la consommation en électricité spécifique (voir nota) de 2200 foyers.

Le montage financier de l’opération est basé sur des apports des actionnaires, des emprunts bancaires et un appel à subventions.

 

Nota :

L’électricité spécifique correspond à l’énergie nécessaire pour les services qui ne peuvent être rendus que par l’énergie électrique. On ne prend pas en compte dans l’électricité spécifique : l’eau chaude, le chauffage et la cuisson qui peuvent utiliser différents types d’énergie.

Répartition de la consommation d’énergie en 2003 dans le secteur résidentiel

Electricité spécifique = 46%

Chauffage = 31%

Eau chaude sanitaire = 15%

Cuisson = 8%

En 2002-2003, la consommation d’électricité spécifique par foyer francais était de 3500kWh/an

Webmaster

Contact

Mentions légales

Projet Projet Projet Projet OngletMethanisation Projet Projet Projet Projet Projet Projet Projet